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Commentaires, réactions & échanges

  1. 24
    janv

    Transport de voyageurs :  Le covoiturage crée une brèche dans la LOTI

    Deux révélateurs montrent les faiblesses de l’organisation « protégée » du transport public de voyageurs : Les confirmations sont directement évoquées par Guillaume Pépy, Président de la SNCF et expert en communication qui prépare l’opinion. Il annonce pour 2013, le mauvais résultat de la branche « voyage » qui plonge dans le rouge les comptes de la SNCF. Il explique que des [...] billets trop chers, des TGV vieillissants, des lignes dégradées, des incidents à répétition, montrent une image en berne qui est soulignée par la crise qui pèse sur la demande… Guillaume Pépy a également annoncé le lancement d’un «nouveau modèle de TER» dans un contexte que l’on sait tendu avec les Régions. Après avoir bénéficié d’un marché surprotégé il ne sait proposer en réponse à ces contre performances qu’un objectif de réduction des coûts pour offrir des tarifs plus compétitifs. Guillaume Pépy semble découvrir l’ampleur des dégâts… Cette situation découle de la Loi d’Organisation des Transports Intérieurs – LOTI – et coordonne toujours tous les acteurs du transport public de voyageurs. C’est encore la LOTI qui organise la récupération par les Autorités Organisatrices de Transport – AOT - de l’ensemble des missions du transport de voyageurs. Cette loi très protectionniste a ainsi placé sous le giron des AOT les transporteurs routiers de voyageurs. Ils y ont trouvé rentabilité et sécurité par le biais des marchés publics et ont éliminé le risque de l’exploitant qui conditionnait leur survie aux recettes commerciales. Dès lors, l’alignement des tarifs de transport pour le train et le bus semblait cohérent car ce système protégé et monopolistique ne pouvait être contourné. Cela paraissait pouvoir promouvoir des transports publics organisés complémentairement car le renchérissement de l’énergie était un élément favorable à faire basculer les usagers de la voiture particulière au transport public. Hélas les prétentions de prix ont eu un effet négatif sur la demande de transports en obligeant les consommateurs à arbitrer leurs dépenses. Imaginer de nouveaux concepts adaptés à la conjoncture tel le covoiturage est l’une des réponses. La définition classique du covoiturage est une pratique où, pour un trajet déterminé, un conducteur offre à d’autres voyageurs les places vacantes de son véhicule, contre rémunération.
    Le covoiturage offre une réponse inattendue soutenue par des cohérences techniques et économiques lui permettant d’accéder de manière accélérée à la maturité. Les voyageurs utilisant ce moyen de transport le font principalement pour des trajets liés aux loisirs (66%), loin devant les trajets liés au travail (18%) ou ceux liés à des déplacements courants (2,7%). Cette pratique du covoiturage permet un transport à moindre coût, à la fois pour le conducteur et pour les passagers, qui réalisent ainsi le trajet à un prix souvent largement inférieur à celui des autres modes de transport disponibles. Une définition plus triviale pourrait caractériser le covoiturage comme un accès à la voiture pour des personnes n’en ayant pas, tout en permettant aux automobilistes une utilisation de leur véhicule alors qu’ils n’en auraient plus les moyens. 2012 et 2013 ont vu une reconnaissance de ce mode de transport avec une croissance impressionnante des adeptes. Alors que le transport public veut faire supporter à la collectivité des charges disproportionnées pour un service qu’il ne rend plus, l’automobile, par ses évolutions techniques, favorise son utilisation malgré la hausse du prix des carburants. Le remplissage des places d’un véhicule, de plus en plus sobre, compense, à l’évidence, le renchérissement du plein en carburant. Le niveau bas des tarifs consolide le dispositif. En partageant le trajet, le véhicule réduit le nombre de voitures en circulation et donc les émissions de CO2. Aujourd’hui, le covoiturage reste le moyen de transport le plus économique puisqu’il coûte en moyenne seulement un tiers du budget du train. De plus, les prix sont fixes et ne varient pas selon la date de réservation.
    La maturité du covoiturage permet de l’intégrer comme un simple maillon de l’intermodalité. COOVIA l’intègre déjà comme tel une chaine multimodale de déplacements. En outre le covoiturage permet des liaisons intéressantes sur des origines/destinations étendues. Ces liaisons d’opportunités sont en passe de combler le vide laissé par les transporteurs publics sur des pans entiers de territoires. Assurer des liaisons aussi variées gomme les « zones blanches » du transport collectif et sont une réponse à la desserte des territoires ruraux ou de faible densité. Ce mode émergeant valorise les opportunités de déplacement en déclassant vitesse et durée de transport au profit du porte à porte à un prix très modéré. La LOTI est l’artisan de cette révélation qui se trouve soulignée par le désengagement de la SNCF sur les relations d’équilibre des territoires. Les outils de communication modernes associés au covoiturage ouvrent encore d’autres horizons. La disparition de l’effet réseau que la SNCF a stratégiquement voulu ouvre la route au covoiturage dont les prix rendent les voyages accessibles aux personnes ayant déjà renoncé à prendre le train.
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    Catégorie : Transport voyageur | Origine de l'article : intermodalite.com
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  1. commentaire Posté par xMfcvfzVHp, 02-06-2014 à 13h32

    Bonjour, Je ne sais pas comment vous ctetaconr donc je me permets de laisser un commentaire sur un te9moignage. Cordialement, David.Hier, c est-e0-dire dimanche 30 septembre 2012, j’ai pris le tramway ligne 3 pour aller au centre ville en partant de la station Mosson e0 16h48. Je me suis assis juste derrie8re le conducteur. En arrivant e0 la station Pergola , un jeune de 15-17 ans donne un coup de pied sur l’avant du tram puis entre. Je vois le conducteur regarder dans son re9tro probablement pour observer le comportement de ce jeune dans le tramway. Il semble rester calme. Ce meame jeune, redescend e0 la staton ab Plan Cabanes bb remonte le quai en longeant le tram et au moment de traverser devant le tram, ce dernier rede9marre et donc doit freiner. Ce jeune en question s’e9nerve en re9ite9rant un coup de pied contre la vitre de la cabine du conducteur. Et c’est le0 qu’il s’acharne, un, deux, trois, quatre coups… De sa cabine, le conducteur impuissant lui ordonne d’arreater. Puis la vitre finit par casser, le conducteur re9pond ab tu es content ? Tu l’as casse9 ! bb et le jeune part en remontant la rue du Faubourg du Courreau.En tant que simple passager, j’ai e9te9 impressionne9 par la violence de ce jeune. Que ce serait-il passe9 s’il avait pu revenir dans le tram ? Nous avons de si beaux trams, quel dommage de voir nos moyens de transport eatre de9te9riore9s de cette fae7on… J’espe8re que ce jeune a e9te9 retrouve9 par les services de police.

  2. commentaire Posté par Veilleur d'infos, 24-01-2014 à 09h42

    Lettre ouverte de Jean Yves Petit, Vice Président de la Région PACA à charge des transports:


    Depuis plusieurs mois, les usagers des TER vivent des conditions de transports inacceptables.



    Fin août, dans une lettre ouverte aux usagers et à leurs associations, j’avais déjà demandé à la SNCF des mesures immédiates en vue de rétablir la qualité et la fiabilité de l’offre.



    Mis à part le mois de septembre, l’offre de transport n’a fait que se dégrader durant le dernier trimestre de l’année 2013, le mois de décembre fut catastrophique et le mois de janvier démarre tout aussi mal.

    Le nombre de trains supprimés ainsi que l’irrégularité s’élèvent chaque mois.



    Je reçois de plus en plus de courriers d’usagers se plaignant des suppressions ou des retards de leurs TER ainsi que de la mauvaise qualité de l’information.



    Si la situation n’est, en rien, comparable avec les années 2009/2010 où le nombre de trains supprimés était de plus de 10% contre 5% actuellement, c’est devenu insupportable pour les usagers.

    Pour beaucoup d’entre eux, ils n’ont d’autre choix que de prendre le train, notamment pour des raisons liées au coût de leur déplacement domicile / travail ou études.





    Cette précarité des TER rend très fragile leur situation face à leur employeur.



    Lundi 20 janvier, lors d’une conférence de presse, le Directeur régional de la SNCF a confirmé cette mauvaise qualité de l’offre TER. La cause principale est due à une maintenance déficiente sur le technicentre de Marseille qui, sur notre région, assure l’entretien de 90% des trains.



    Le directeur régional indique avoir voulu mettre en place une nouvelle organisation du travail pour assurer l’entretien et la réparation des trains la nuit et le week-end, c'est-à-dire à des périodes où peu de TER sont en service.

    Il a précisé, à la presse, que ce dispositif, qui permettrait de disposer d’une plage hebdomadaire dédiée à la maintenance de 100 heures au lieu de 40 heures actuellement, est bloqué suite à un refus du personnel concerné.



    En ma qualité de Vice-président du Conseil Régional délégué aux transports, il ne m’appartient pas de m’immiscer au sein du dialogue social de la SNCF.



    Par contre, je souhaite représenter les dizaines de milliers d’usagers qui, chaque jour, prennent un TER pour se rendre à leur travail ou à leurs études dans des conditions aléatoires et difficiles.

    Je demande qu’ils ne soient pas oubliés dans un contexte de conflit social et qu’ils puissent disposer d’un service public ferroviaire de qualité et fiable.



    Dans l’attente d’un retour à une situation normale et conforme à l’offre de transport demandée par la Région, je demande que l’accès des usagers, sans réservation obligatoire, à tous les TGV et Intercités existants soit permis afin de compenser les suppressions de TER.



    Il convient également de rappeler que, pour ce qui concerne le matériel roulant, la Région assume ses responsabilités :



    achat de 16 locomotives en 2013 pour un coût de 16M€ ;

    achat de 26 trains neufs (1ère livraisons en 2014) pour un coût de 230M€ ;

    investissements dans les lieux de remisage et de maintenance (Marseille, Avignon, Nice, Cannes, Les Arcs, …) de la région pour un coût global d’environ 50M€. Une délibération sera votée lors de l’assemblée plénière de février qui prévoit un 1er investissement de 20M€.



    A cela s’ajoute l’augmentation régulière (25% depuis 2008) du nombre de TER qui va se poursuivre suite aux investissements de la Région sur l’infrastructure ferroviaire (la 3ème voie Cagnes/Antibes, la virgule Avignon TGV/Avignon Centre, la 3ème voie Aubagne/Marseille, la réouverture d’Avignon/Carpentras, …).



    La contribution pour l’exploitation des TER que la Région verse à la SNCF s’élève, pour 2013 à plus de 250M€, c’est un effort considérable de notre collectivité régionale.



    Nous assurons, ainsi, la pérennité de l’activité ferroviaire et le maintien de ses emplois sur la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.




    Alors à l’entreprise publique SNCF d’assumer ses responsabilités et sa mission de service public !





    Pour ce qui me concerne, je continuerai de me battre pour obtenir un service TER de qualité.



    Jean-Yves PETIT

Robert & Gilles CLARACO Fondateurs du portail de l’intermodalité intermodalite.com